Histoire du village de Sainte-Alvère

Le Château de Lostange

Connu dès le Haut Moyen-Age, Sainte-Alvère tient son nom d’Alvéréna, martyre probablement tuée par les Normands au 9ème siècle.

Devenu une seigneurie importante grâce à la famille de Lostange, le village est dominé au 15ème siècle par une immense forteresse.

Sainte-Alvère a conservé de nombreuses traces patrimoniales de son passé dont les vestiges du château de Lostange et l’église Saint Pierre es Liens, tous deux classés à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Cette ancienne forteresse fut jusqu’au 18ème siècle l’une des plus belles et plus vastes demeures seigneuriales du Périgord.

Démolie sur ordre de  Lakanal en 1794 suite à la Révolution, il n’en reste aujourd’hui que trois tours, le porche, une partie des remparts ainsi qu’un pigeonnier.

L’église Sainte Pierre Es Liens

Avant la construction de l’actuelle église Saint Pierre Es Liens, une autre église existait. Nous ne savons que peu de choses sur cette bâtisse primitive, détruite en 1775. D’après des archives du 13ème siècle, elle avait été consacrée en 1172. De style roman, elle se trouvait en dehors de l’enceinte du bourg castral et devait avoir été édifiée à proximité du cimetière qui occupait l’emplacement de l’actuelle halle.

 

Au 18ème siècle, pour des raisons de salubrité publique la famille de Lostange décida la destruction de l’ancienne église et assura la construction de l’actuel édifice. Sa construction débuta en 1775 et sa consécration fut faite en grande cérémonie, en 1783 alors qu’elle n’était pas encore terminée. Inachevée lors de sa mise en service, l’église Saint Pierre Es Liens n’a jamais été terminée du fait de la mort du Marquis de Lostange. C’est l’un des rares exemples d’architecture classique attribué à un édifice religieux en Périgord.

Laissée à l’abandon pendant plus de 30 ans, faute de moyens financiers, l’église présentait un danger pour les fidèles. Le bâtiment nécessitait d’incessants travaux de sauvetage qui coûtaient chaque année très cher à la commune.

En 1876, d’importants travaux furent lancés : reconstruction presque totale de la nef et de la façade, de la coupole centrale, des bas-côtés et de l’abside. Les modifications furent tellement importantes, que l’évêque de Périgueux dû consacrer de nouveau l’église avant de la rendre au culte. Finalement le clocher, édifié au 19ème siècle fut détruit en 1953 en raison du danger qu’il représentait.

Aujourd’hui, suivant le plan de travaux (en trois tranches) proposé par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, la municipalité a entamé le grand chantier de sa restauration.

Le reliquaire

Un reliquaire du 14ème siècle retrouvé par hasard dans l’église en 1970 a été récemment restauré. Inscrit à l’inventaire des Objets Mobiliers des Monuments Historiques, il renferme les fragments de crâne d’une jeune fille.

La légende raconte qu’il s’agit de la jeune Alvéréna (qui a donné son nom au village), une vierge tuée lors de l’invasion des Normands en 849. Ces derniers, collectionnant les chevelures chrétiennes pour décorer leurs casques, décapitèrent la malheureuse. Sa tête, ayant rebondi sept fois, fit naître les sept fontaines de Sainte-Alvère.

Lire la Légende d’Alvéréna

 

 

 

Le Tramalh

Autre élément du patrimoine ayant subsisté : le Tramalh.

Du mot occitan qui signifie « travail », ce portique en bois servait à atteler les animaux de traits (bovins et chevaux) pour les soigner, les ferrer ou les seller.

Plan de visite du bourg de Sainte-Alvère